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ARTHROSE DE GENOU

Qu’est-ce que l’arthrose du genou (ou gonarthrose) ?

Le genou est composé de 3 articulations entre la rotule et le fémur (articulation fémoro patellaire) et entre le tibia et le fémur (articulations  fémoro tibiale interne et externe). L’arthrose du genou est une usure du cartilage articulaire pouvant toucher une articulation du genou (arthrose uni compartimentale) ou plusieurs (arthrose bi ou tri compartimentale). Cette usure va occasionner des douleurs (pouvant être très intenses et parfois en lien avec la pression atmosphérique et l’on parle de douleurs météorologiques), des gonflements articulaires, parfois des blocages (en lien avec des lésions méniscales associées et/ou des corps étrangers  mobiles  dans l’articulation). Ces symptômes vont entraîner progressivement une diminution des activités sportives (jusqu’à  un arrêt total) et un retentissement dans la vie de tous les jours même pour des gestes simples.

 

Quelles sont les causes et les possibilités de traitements ?

Cette arthrose peut-être primitive (sans cause) ou secondaire (exemples : dans les suites de méniscectomie, de lésions ligamentaires avec laxité chronique, de fractures, de maladies rhumatismales ou osseuses). Le problème est que l’organisme ne sait pas réparer les lésions du cartilage et que la médecine actuelle ne peut permettre de guérir ces lésions.

Dans un premier temps on propose aux  patients de réaliser une série de 3 infiltrations intra articulaires d’acide hyaluronique (visco supplémentation) dans le but de diminuer les douleurs et de regagner en mobilité et parfois 1 de cortisone dans le but de diminuer l’inflammation locale ; ces injections ont une durée d’efficacité limitée et peuvent être reproduites à une fréquence annuelle. En cas d’échec de ce traitement par injections ou en cas d’usure trop évoluée,  la seule solution sera chirurgicale en  réalisant une prothèse de genou.

Prothèse totale de genou

Prothèse de genou (uni compartimentale ou totale) et les buts de l’opération?

Il est possible de mettre en place une prothèse d’une seule articulation du genou et l’on parle de prothèse uni compartimentale (PUC). Cette PUC est réservée pour les arthroses touchant seulement une articulation chez des patients qui ont des genoux bien axés et peu déformés sans lésion ligamentaire associée.

Exemple d’une prothèse unicompartimentale pour une arthrose fémoro tibiale interne isolée

Prothèse uni compartimentale fémoro patellaire

Dans les autres cas il faudra recourir à la mise en place d’une prothèse totale de genou (PTG) : l’opération consiste à réaliser des coupes osseuses orthogonales,  puis, en tenant compte de l’équilibrage ligamentaire et des axes, de mettre en place une prothèse dans le fémur (carter fémoral)  et dans le tibia (embase tibiale). Il y a entre les prothèses une interface que l’on appelle le polyéthylène. Les prothèses  sont recouvertes de matériaux (titane, hydroxyapatite) dont les propriétés mécaniques vont favoriser leur intégration dans l’os et parfois peuvent être scellées par du ciment.  En fonction des cas (et selon les habitudes du chirurgien) il est possible de mettre une prothèse au niveau de la rotule (bouton rotulien).

Prothèse totale de genou

Les buts de cette opération sont de soulager durablement la douleur (dans environ 2/3  des cas il y a une disparition complète des douleurs, dans près d’ 1/3 des cas  elles sont épisodiques, et enfin rarement (moins de 10%) elles peuvent nécessiter la prise d’antalgiques sans anomalie sur la prothèse), de rendre une bonne mobilité et une bonne fonction articulaire. Avec une collaboration étroite avec les kinésithérapeutes (et en respectant les consignes de reprise des activités)  les patients vont progressivement retrouver une bonne  fonction articulaire et retourner à leurs activités favorites. Ainsi la reprise du sport avec une prothèse n'est pas une utopie et est même conseillée (dans la limite du raisonnable)!  D’une manière générale les patients opérés sont autorisés à reprendre les activités sportives ou physiques antérieures, dans la mesure où la cicatrisation correcte est obtenue et où le feu vert leur a été donné par le chirurgien. Il faut de manière générale limiter les activités à impacts et bien sûr éviter les traumatismes violents, ce qui implique, dans les sports à risque ou sport de vitesse de les pratiquer en dessous de ses limites. Il est totalement déconseillé de s’initier à un sport de vitesse ou à un sport à risque qui n’avait jamais été pratiqué avant l’intervention. De nos jours de plus en plus de personnes parcourent la montagne, les pistes de ski ou les routes en vélo avec une, deux voire trois ou quatre prothèses articulaires. On parle de genou oublié à environ 1 an en post opératoire.

 

Chirurgie assistée par ordinateur, guides de coupe sur mesure et R.A.AC.

Grâce aux avancées médicales, chirurgicales, technologiques et le travail en collaboration étroite avec  les soignants,  les patients  bénéficient d’une prise en charge optimale en vue d’une récupération rapide et de qualité ; c’est ainsi que nous pratiquons :

  • La chirurgie assistée par ordinateur

  • La réalisation de guides de coupes adaptés de manière spécifique à l’anatomie du patient, élaborés à partir d’une planification scanner, permettant la mise en place précise de la prothèse.

  • La Récupération Accélérée Après Chirurgie (R.A.A.C) 

Les séjours hospitaliers sont raccourcis, la prise en charge de la douleur est optimisée, les patients sont levés le jour même de l’opération par les kinésithérapeutes et le retour à domicile facilité.

Pour certains malades l'intervention peut se dérouler avec une hospitalisation sur la journée (en ambulatoire).

Quels sont les risques ?

Les complications spécifiques de cette opération sont rares, mais malgré tout le risque zéro n’existe pas.

  • L’infection : comme toute chirurgie il y a un risque d’infection (lequel est bien heureusement très bas), avant l’opération des bilans infectieux peuvent être demandés pour prévenirau maximum cette complication.

  • Complication inflammatoire (algodystrophie) : cette complication douloureuse (qui guérit toujours) peut entrainer un retard dans la récupération et être la cause d’une récupération imparfaite au niveau des amplitudes articulaires. La rééducation post opératoire doit être douce et infra douloureuse.

  • La raideur: une récupération non totale des amplitudes articulaires peut arriver et parfois nécessiter de réaliser une anesthésie générale pour mobiliser le genou dans le but de récupérer de la mobilité

  • Les fractures: pouvant nécessiter d’autres opérations.

  • L’hémorragie et l’hématome : dans ce cas- là un traitement par fer voire une transfusion sanguine peuvent être nécessaires (ralentissant la récupération).

  • Le descellement de prothèse : avec le temps et un excès de sollicitation, il peut y avoir une usure de l’os au contact de la prothèse mais également au niveau de l’interface (polyéthylène) pouvant conduire au remplacement(de tout ou partie) de la prothèse. Cette usure peut survenirgénéralement entre 15 et 20 ans après la pose de la prothèse.

  • La luxation de prothèse et le descellement précoce(rarissime).

  • L’inégalité de longueur : il peut y avoir une différence de longueur de quelques millimètres après l’opération (complication rare).

  • La phlébite : malgré un traitement anticoagulant et le port de bas de contention cette complication peut arriver, elle doit être traitée rapidement pour prévenir une complication plus grave l’embolie pulmonaire.

  • Le rejet allergique (rarissime)

  • Des complications exceptionnelles : paralysies nerveuses (le plus souvent réversibles sans séquelles), brûlures cutanées, hématome compressif.

 

 

Nous restons bien entendu à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.